9 Novembre 2011
Ca fait bientôt deux mois que je n’ais pas écrit de post, je m’excuse du relâchement, c’est vrai que j’ai été pas mal dispersé. Sans vouloir revenir sur tous ce qui c’est passé le mois dernier. Je vais quand même revenir sur les grands points.
L’Afrobasket à eu lieu fin septembre, c’était plutôt sympa, je suis allé a deux matchs, Mali contre Ghana, avec forte domination malienne. Ensuite la demi finale Mali contre Angola, ou à ma grande surprise les angolaises ont remporté la victoire. C’était serré et les supporters malien y ont crut jusqu’au bout (ou plutôt jusqu’au 3 points des angolaises a quelques secondes de la fin). C’était le drame dans le stade avec des supporters qui eurent du mal à gérer leur émotion. Mais bon c’est le jeu hein, il ne faut pas trop mettre son cœur dedans. Et puis de toute manière ce sont les Angolaises qui ont gagné la compétition devant les redoutables Lionnes de la Terranga. C’était sympa d’avoir autre chose à faire à Bamako et tout le monde en parlait, les stades étaient plein. D’ailleurs props aux supporters Sénégalais qui ont mit le Feu, je sais pas si il y a autant de Sénégalais ici ou si il y a eu un déplacement massif mais ils sont venu préparer, fanfare et tout le tralala, le stade vibrait au rythm du mbalar.
Ensuite je suis reparti à Ouelessébougou la deuxième semaine d’octobre, cette fois ci j’ai fait deux semaines. Et j’ai fait en sorte de voir toutes les étapes qui se font la bas. De l’administration du consentement (en bambara, mais bon depuis le dernier post je me suis un peu amélioré LOL), aux visites de routines, en passant par les visites prénatales des femmes enceinte (échographie et vérification des paramètres). J’ai aussi assisté à deux accouchements, expérience des plus enrichissantes, mais honnêtement traumatisante. Je ne peux pas imaginer la douleur que ça engendre, mais je pouvais lire dans les yeux des deux jeunes filles qui ont accouché devant moi que vraiment ça n’allait pas. Ce qui m’a étonné c’est qu’aucune des deux n’a même crié une fois. On m’a expliqué que c’est une épreuve de courage, et que c’était très mal vue de crié ou de faire trop de démonstration. Il fallait accoucher dans la dignité et faire preuve de courage. Pendant l’accouchement moi j’étais tellement stressé que sans m’en rendre compte je poussais quand elles poussaient, à la fin on aurait dit que j’avais couru un marathon ahahah. Dieu faisant bien les choses deux heures après l’accouchement les deux filles étaient en pleine forme, ça m’a surprit, c’est comme si on leur avait effacé la mémoire. En même temps qui en referait un deuxième si on n’oubliait pas ces douleurs hein… Etk c’était une belle expérience qui rend très humble et qui m’a surement fait repousser toutes envie pour quelques années encore. J’ai vraiment du respect pour toutes mes sœurs qui ont donné la vie ces derniers temps (C’est le Baby Boom comme dit Axelle).
Après l’accouchement arrive l’étape un peu plus gore, ou on récupère le Placenta et on le broie (je vous passe les détails). A part ça je me suis aussi familiarisé avec les prélèvements sanguins, même si j’avais du mal à trouvé les veines des enfants (surtout des gros bébés) et même lorsque je la trouvais, le moindre cris ou pleur ou débattement me faisait un peu paniquer, Avec les femmes en ceintes c’était plus facile.
J’ai adoré Ouéléssébougou, certes c’est une petite ville, avec rien à faire, mais je ne sais pas j’ai bien aimé le boulot, l’équipe était super sympathique et répondait à toutes mes questions. J’ai beaucoup apprit. Mais bon mon retour pour Bamako a été prématuré pour des raisons indépendantes de ma volonté (je devais partir un mois mais c’est devenu deux semaines). Mais quand j’ai retrouvé mon lit confortable et la clim j’ai quand même apprécié.
De retour au labo de Bamako, j’avoue que c’est la vraie routine, et puis bon la motivation est à la baisse. Je pense que le cumul de la fatigue de Ouéléssébougou (sans m’en rendre compte) et puis l’approche de la fin du stage, rend les choses de plus en plus difficiles. Je fais plus de recherche d’emploie qu’autre chose. Dieu merci ils ont embauché un jeune étudiant qu’on est entrain de former. Ça tombe à pic parce que ca fait de la main d’œuvre en plus qui me permet de relaxé un peu sans trop culpabilisé. Faut dire que pour un stage c’était assé intense hein, 8 mois non stop, heureusement j’ai réussi à garder mes week-ends sinon ça aurait été pire. Le labo demande du travail continuelle et la plupart des gens ici n’ont pas de week-end (enfin ont un jour sur deux). C’est un choix de vie, à la longue je pense que ça paiera parce que c’est un projet qui va donner des résultats super intéressant. Maintenant la dernière étape pour moi serait de voir le travail d’analyse qui se fait aux États-Unis.
C’est ma dernière semaine au labo, je n’arrive pas à réaliser, en fait je pense que personne ne réalise vraiment. La semaine prochaine je ne travaillerais plus ici. Ça va me faire bizarre. J’ai beaucoup apprit, c’est une expérience en or que je conseil à toutes personnes dans mon domaine, et même dans d’autres domaines d’ailleurs, toutes personnes pensant revenir bossé ici, c’est bon de venir tâter le terrain, rencontrer les personnes dans le domaine, se faire une idée. Faut pas se voiler la face c’est différent mais pas forcément dans un mauvais sens. Je m’attendais à ce que ça soit différent mais je ne savais pas à quel point.
J’ai rencontré des gens formidable, qui m’ont beaucoup apprit qui mon bien conseillé. Les autres membres du labo m’ont vraiment aidé à m’adapter rapidement. Que du bonheur quoi. Seule petit regret, l’apprentissage du Bambara n’a pas marché aussi bien que j’aurais souhaité.
Dans tous les cas je ne rentre pas à Montréal avant le 25 Décembre donc attendez vous peut être à un ou deux postes dépendamment de ce qui va se passer dans les semaines à venir. Surprise en vue…
Vous me manquez la Famille ;)
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